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Cette
maquette s'inscrit dans la vente organisée par Me Th.
de MAIGRET, le 25 mai à l'Hôtel Drouot - Paris.
Voir détails |
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Ces notes procèdent de réflexions qui suivent
la découverte de la maquette, elles sont sujettes à
révision.
Modèle
de coque de vaisseau de 50 canons en bois sculpté et
ployé, peint sur les oeuvres vives et mortes. Longueur
: de coque : 270 cm, hors tout : 280 cm (9 pieds de l'ancien
régime).
Model of vessel of 50 guns out of carved
and bent wooden, painted on works sharp and under the water
line. Length: of hull: 270, overall: 280 cm (9 feet of Ancien
Régime).
L'échelle
est d'environ 1/25ème : Les ateliers des maquettes
de nos arsenaux ayant pour règle de prendre "deux
pouces au pied" pour réduire les navires de moyenne
grandeur. A douze pouces le pied, nous avons donc un modèle
au 1/24ème, ce qui est des plus vraisemblables.
The scale is of approximately 1/25ème:
Workshops of the models of our arsenals having for rule to
take "two inches with the foot" to reduce the ships
of average size. With twelve inches the foot, we have a model
with the 1/24ème, which is more probable.
La première batterie est percée à dix
sabords, la seconde à onze dont le dernier au plus
près de la bouteille. Le gaillard comporte trois ouvertures
de petite taille, pour des canons de huit livres. Cet armement
correspond aux plus petits vaisseaux autorisés à
prendre la ligne. Au départ, de troisième rang,
ils deviendront, pour la période qui nous intéresse,
classés de quatrième rang.
Les
couleurs sont respectueuses de celles du 18ème siècle
et du début de l'Empire : les oeuvres vives sont recouvertes
d'une peinture à base d'oxyde de cuivre et les oeuvres
mortes sont "chamois" entre les sabords et soulignées
de rouge et de noir de la flottaison à la lisse.
Les teintes sont d'origine, non retouchées.
Cette
coque ne comporte pas les éléments lui permettant
d'être haubanée, donc mâtée ; les
pièces d'accastillage présentes sont amovibles.
Le tableau ne comporte pas de traces ni d'emplacement pour
le nom du navire.
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Le
gaillard d'avant est surélevé, protégeant
les servants des trois premières pièces, sans
être percé pour des canons de chasse.
Les deux bossoirs sculptés sont en place.
La plate-forme de poulaine n'est accessible que du gaillard,
par deux portes.
La figure de proue représente un légionnaire romain,
sa fixation respecte la réalité. |
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Le
tableau est sobre, seuls les culs-de-lampe des bouteilles
viennent animer le départ de la voûte d'arcasse.
Celle-ci se prolonge verticalement, sans saillie de galerie,
jusqu'à la dunette.
Deux sabords encadrent le passage de la mèche du safran,
juste au dessus de la ligne de flottaison. La sainte-barbe
bénéficie de la largeur du plancher de gaillard
mais revient presque au bordage pour le sien. Deux canons
de fuite pouvaient y prendre place.
Les châssis des ouvertures sont également épurés
: seules les fenêtres du gaillard sont dotées
d'un léger cintre.
L'alternance des couleurs surlignées d'or estompe l'austérité
de la forme générale du tableau vu par l'arrière.
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Le chevalet de la double roue vient en renfort du premier barrot
de dunette.
Le pont est ouvert des différentes descentes et passages
de chacun des trois mâts. |
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En première lecture, cette maquette impressionne
: par la qualité de sa réalisation, par le respect
des habitudes et des normes de l'époque et par sa peinture
d'origine d'une remarquable fraîcheur.
Les vaisseaux de 50 canons et donc, le quatrième rang
de ligne, vont disparaître au profit de rangs de frégates,
aux vitesses et aux facultés d'évolution plus
favorables, qui se verront dotées d'un armement équivalent
et, rapidement, supérieur.
Ceci explique sans doute la rareté, sinon l'absence
de ces maquettes dans nos musées.
Projet ou maquette, ce modèle provient d'un
atelier d'arsenal et, par sa qualité, son état
de conservation et l'absence d'une quelconque restauration,
peut être considéré comme un témoignage
d'une extrême importance.
In
first reading, this model impresses, as well by the quality
of its realization as by the respect of the practices and
the standards of the time.
The vessels of 50 guns and thus, the fourth rank of line,
will disappear with the profit from rows from frigates, the
speeds and more favorable faculties of evolution, which will
be seen equipped with an equivalent armament and, quickly,
superior.
This undoubtedly explains the scarcity if not the absence
of these models in our museums, without speaking about the
painting of origin of a remarkable freshness.
Project
or model, this model comes from a workshop of arsenal and,
of share its quality, its state of conservation and the absence
of an unspecified restoration, can be regarded as a testimony
of extreme importance.
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