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Mise à jour : 19.04.05

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  Cette maquette s'inscrit dans la vente organisée par Me Th. de MAIGRET, le 25 mai à l'Hôtel Drouot - Paris. Voir détails  
 


Ces notes procèdent de réflexions qui suivent la découverte de la maquette, elles sont sujettes à révision.

Modèle de coque de vaisseau de 50 canons en bois sculpté et ployé, peint sur les oeuvres vives et mortes. Longueur : de coque : 270 cm, hors tout : 280 cm (9 pieds de l'ancien régime).
Model of vessel of 50 guns out of carved and bent wooden, painted on works sharp and under the water line. Length: of hull: 270, overall: 280 cm (9 feet of Ancien Régime).

L'échelle est d'environ 1/25ème : Les ateliers des maquettes de nos arsenaux ayant pour règle de prendre "deux pouces au pied" pour réduire les navires de moyenne grandeur. A douze pouces le pied, nous avons donc un modèle au 1/24ème, ce qui est des plus vraisemblables.
The scale is of approximately 1/25ème: Workshops of the models of our arsenals having for rule to take "two inches with the foot" to reduce the ships of average size. With twelve inches the foot, we have a model with the 1/24ème, which is more probable.

La première batterie est percée à dix sabords, la seconde à onze dont le dernier au plus près de la bouteille. Le gaillard comporte trois ouvertures de petite taille, pour des canons de huit livres. Cet armement correspond aux plus petits vaisseaux autorisés à prendre la ligne. Au départ, de troisième rang, ils deviendront, pour la période qui nous intéresse, classés de quatrième rang.

Les couleurs sont respectueuses de celles du 18ème siècle et du début de l'Empire : les oeuvres vives sont recouvertes d'une peinture à base d'oxyde de cuivre et les oeuvres mortes sont "chamois" entre les sabords et soulignées de rouge et de noir de la flottaison à la lisse.
Les teintes sont d'origine, non retouchées.

Cette coque ne comporte pas les éléments lui permettant d'être haubanée, donc mâtée ; les pièces d'accastillage présentes sont amovibles. Le tableau ne comporte pas de traces ni d'emplacement pour le nom du navire.

 

  Le gaillard d'avant est surélevé, protégeant les servants des trois premières pièces, sans être percé pour des canons de chasse.
Les deux bossoirs sculptés sont en place.
La plate-forme de poulaine n'est accessible que du gaillard, par deux portes.
La figure de proue représente un légionnaire romain, sa fixation respecte la réalité.
Le tableau est sobre, seuls les culs-de-lampe des bouteilles viennent animer le départ de la voûte d'arcasse. Celle-ci se prolonge verticalement, sans saillie de galerie, jusqu'à la dunette.
Deux sabords encadrent le passage de la mèche du safran, juste au dessus de la ligne de flottaison. La sainte-barbe bénéficie de la largeur du plancher de gaillard mais revient presque au bordage pour le sien. Deux canons de fuite pouvaient y prendre place.
Les châssis des ouvertures sont également épurés : seules les fenêtres du gaillard sont dotées d'un léger cintre.
L'alternance des couleurs surlignées d'or estompe l'austérité de la forme générale du tableau vu par l'arrière.
 
 
Le chevalet de la double roue vient en renfort du premier barrot de dunette.
Le pont est ouvert des différentes descentes et passages de chacun des trois mâts.
 


 En première lecture, cette maquette impressionne : par la qualité de sa réalisation, par le respect des habitudes et des normes de l'époque et par sa peinture d'origine d'une remarquable fraîcheur.
Les vaisseaux de 50 canons et donc, le quatrième rang de ligne, vont disparaître au profit de rangs de frégates, aux vitesses et aux facultés d'évolution plus favorables, qui se verront dotées d'un armement équivalent et, rapidement, supérieur.
  Ceci explique sans doute la rareté, sinon l'absence de ces maquettes dans nos musées.

  Projet ou maquette, ce modèle provient d'un atelier d'arsenal et, par sa qualité, son état de conservation et l'absence d'une quelconque restauration, peut être considéré comme un témoignage d'une extrême importance.

 In first reading, this model impresses, as well by the quality of its realization as by the respect of the practices and the standards of the time.
The vessels of 50 guns and thus, the fourth rank of line, will disappear with the profit from rows from frigates, the speeds and more favorable faculties of evolution, which will be seen equipped with an equivalent armament and, quickly, superior.
This undoubtedly explains the scarcity if not the absence of these models in our museums, without speaking about the painting of origin of a remarkable freshness.

 Project or model, this model comes from a workshop of arsenal and, of share its quality, its state of conservation and the absence of an unspecified restoration, can be regarded as a testimony of extreme importance.


 
© Bruno Petitcollot, webmaster. Droits de reproduction liés à un accord préalable.