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La Couronne, dont la figure de proue est exposée au Musée National de la Marine, est une frégate cuirassée type « Gloire », mais coque en fer, gréée de 3 mâts.
Elle fait partie de la série des 4 bâtiments dont le projet, initié par l’inventeur de la marine cuirassée, l’ingénieur Dupuy de Lôme, fut approuvé le 4 mars 1858.
Cet ingénieur de génie avait en 1848, selon ses plans, à l’arsenal de Toulon, dirigé la construction du Napoléon auquel la vapeur et l’hélice donnèrent, pour la première fois, une rapide propulsion. Le Napoléon dont la coque était en bois s’est illustré, par tous types de temps, pendant la guerre de Crimée.
Lorsqu’en 1857, il présenta les plans d’une super frégate sur coque en bois « La Gloire », sa réputation était établie en France et en Europe et il jouissait de l’appui de Napoléon III, passionné par les réalisations mécaniques et industrielles en général et militaires en particulier.
Le projet qui prévoyait 3 bâtiments de ce type fut approuvé le 4 mars 1858, mais Dupuy de Lôme insista pour que le 4ème navire de la série soit établi sur les plans, dérivés des siens, mais à structure et coque en fer, de l’ingénieur Audenet, directeur de l’Ecole du Génie Maritime à Paris.
Furent donc construites, entre 1859 et 1861, les frégates cuirassées :
- à Toulon : La Gloire et l’Invincible
- à Cherbourg : La Normandie
- à Lorient : La Couronne (tout métal demandé par Dupuy de Lôme)
Simultanément et dans les quelques années qui suivirent et, toujours sur les plans de Dupuy de Lôme, une dizaine de frégates cuirassées dont une tout métal furent construites et en particulier :
- à Toulon : Le Solferino, la Numancia, la Provence
- à Brest : Le Magenta, la Gauloise, la Magnanime, la Valeureuse, l'Océan
- à Cherbourg : La Flandre
- à Lorient : L’Héroïne, le Friedland, la Surveillante.
La similitude des sculptures impose le rapprochement avec les travaux effectués par les ateliers de sculpture de ces arsenaux. |