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Retour à la présentation de la vente de Belle-Île
Dieppe se vit très tôt importer "de telles quantités de morphi (ou ivoire), que cela donna aux Dieppois le coeur d'y travailler".
En 1628, les navires de la Compagnie du Sénégal, dotée de privilèges par Richelieu, faisaient escale sur la côte de Guinée, d'où ils rapportaient l'or, la malaguette (le poivre) et l'ivoire d'éléphant
Après l'incendie de la ville en 1694, un décompte des diverses professions est effectué.
Le "Rapport sur l'estat de la ville de Dieppe", rédigé en 1731, indique la présence de 12 maîtres ivoiriers et 250 ouvriers
Affaibli un temps par la peste et la famine, le port va renaître au XIXe siècle avec le début des liaisons transmanche et l'afflux des Anglais.
En 1822, le premier établissement de bains de mer français ouvre à Dieppe et le chemin de fer arrive vingt ans plus tard.
Les ateliers dieppois sont relancés, et certains prennent même la décision d’ouvrir des succursales à Paris.
De nouvelles familles vont dominer ce marché : Colette, Blard, les Graillon, Souillard...
En 1840, la cité abrite encore 97 ivoiriers mais 40 subsistent en 1900 |
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Maquette en ivoire.
Frégate gréé et voilée accompagnée d’une embarcation au tiers.
La coque est perçée pour 20 canons à barbette, à postes.
Le pont est animé de nombreux personnages en activité, le grand canot est à poste.
Gréement en ivoire filé et textile, voiles en forme, chaque mat portant sa pavillonerie.
Un figure de proue en pied orne l’étrave.
Terrasse en bois noirçi et vitrine de protection.
Maquette : 18,5 x 21 cm. Vitrine : 30 X 33,5 cm
Dieppe, début XIX° siècle
10 000 / 12 000 € |
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